19Mar2014
RAPPORT DE LA CNRI : MODY NIANG REPOND AU PR. ISMAÏLA MADIOR FALL“JE PEUX METTRE MA MAIN SUR LE FEU QU’IL N’AVAIT PAS LU LES CONCLUSIONS”

Mody Niang trouve malencontreuse la sortie médiatique du Pr. Ismaïla Madior Fall, ministre conseiller du président de la République. Parce que convaincu que ce dernier n’avait pas pris le temps de lire (entièrement) les conclusions de la CNRI avant de réagir.La polémique sur les conclusions de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) est loin d’être close. La structure Innovations politiques et démocratiques (IPODE) a, en effet, relancé le débat à travers un Think Tank qui a réuni, le samedi à l’ENDSS, acteurs politiques, membres de la société civile.


Si les positions ont été divergentes sur de nombreux points du projet de Constitution, ils étaient unanimes à saluer la “qualité du travail” abattu par le président Amadou Makhtar Mbow et son équipe. L’écrivain, Mody Niang a fortement dénoncé les attaques contre des membres la CNRI venant du camp pouvoir.
Pour lui, c’est faire un mauvais procès à ladite commission que de l’accuser d’avoir “outrepassé ses attributions”. Car, rappelle cet enseignant à la retraite, la CNRI n’a fait qu’appliquer la feuille de route que le président de la République leur a remise à savoir “faire toutes propositions” allant dans le sens du renforcement des institutions.
Une manière de répondre au Pr. Ismaïla Madior Fall, ministre conseiller du Président chargé des affaires juridiques, dont il déplore la sortie médiatique contre le président Mbow. “Je pense qu’en tant que conseiller, il devait réserver la primeur de sa réaction au président de la République”, déclare Mody Niang.
“J’ai un grand respect pour le Pr. Madior Fall -je le consultais souvent sur des questions juridiques-mais en l’écoutant, j’ai eu l’impression qu’on avait mis le couteau à la gorge du président pour qu’il accepte les conclusions. (...) Je peux mettre ma main sur le feu qu’il (Madior Fall) n’avait pas lu les conclusions” en faisant cette sortie dans la presse, jure l’écrivain.
Il en veut pour preuve la position du constitutionnaliste sur le cumul de fonctions du chef de l’État et de chef de parti. “Il (Madior Fall) s’est demandé comment le Président peut démissionner de son parti alors qu’il veut un second mandat ? On ne lui (Macky Sall) demande pas de démissionner pour ce mandat en cours, mais plutôt le prochain mandat”, précise-il.
Pour Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais (PDS), Macky Sall devrait assumer ses responsabilités après avoir signé le décret instituant la CNRI, qui, de fait, “le lie” aux résultats qu’elle a produits.
Pr. Abdoulaye Dièye : “Il n y pas une séparation des pouvoirs” au Sénégal
Dans son intervention, le Pr. Abdoulaye Dièye, membre de la CNRI, est revenu sur la démarche qui a abouti à ces résultats et qui reposait sur le triptyque : “approfondissement”, “renforcement”, “consolidation” des institutions.
Mais cela ne pouvait se faire, selon le juriste, sans “un État de droit où le principe de la hiérarchie des lois est respectée”. Cela suppose, selon le panéliste, qu’il y ait une indépendance de la justice. “Tout le monde sait qu’il n'y pas une séparation des pouvoirs. Nous avons un président hyper puissant”, constate-t-il.
Le juriste trouve également que “c’est une hérésie” de voir le chef de l’État présider le Conseil supérieur de la magistrature. Pour lui, le CSM doit rompre le cordon ombilical qui le lie à l’exécutif. Ce qui permettrait, selon le Pr. Dièye, de limiter les pouvoirs du président de nommer des membres du Conseil constitutionnel.
“Le Sénégal est le seul pays de la sous-région où le président de la République nomme les 5 juges constitutionnels, constate-t-il pour le déplorer. Même si, relativise-t-il, “le pouvoir de nomination ne détermine pas nécessairement l’indépendance” des magistrats, le Pr. Dièye propose que les juges constitutionnels soient nommés aussi bien par le président de la République, les magistrats, les partis politiques.
Mais cet avis n’est pas partagé par Me Adama Fall, pour qui cette option “risque de plonger le Conseil constitutionnel dans un clivage partisan”. Son collègue Me Amadou Aly Kane, lui, est plutôt préoccupé par l’influence des religieux dans les affaires publiques. Il a invité la CNRI à réfléchir sur le statut du marabout.
“Est-ce que la sphère maraboutique n’a pas atteint un seuil pour qu’on légifère là-dessus?”, se demande l’avocat. Babacar Gaye répond par la négative car, le “Sénégal peut bien intégrer le fait religieux”. Le président du Conseil régional de Kaffrine donne l’exemple de l’Afrique du Sud où l’archevêque Desmond Tutu, dit-il, a joué un rôle déterminant dans la réconciliation nationale du pays.
Prudent, Mody Niang a conseillé les pénalistes d’éviter ce débat qu’il juge “sensible”. En tout cas, Mohamed Ly, président de IPODE, s’est réjoui des débats qui, selon lui, auront le mérite d’avoir créé “une interaction” autour des conclusions de la CNRI. Daouda Gbaya  
Les exportations sénégalaises en repli de 10,2% en janvier 2014
Dakar, 18 mars (APS) - Les exportations sénégalaises ont reculé de 10,2% en janvier 2014, se situant à 94,9 milliards de francs CFA contre 105,7 milliards le mois précédent, a-t-on appris de l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD)."Cette baisse est essentiellement imputable à la diminution des exportations de produits pétroliers (-54,2%) et de poissons frais de mer (-22,1%)", précise l'ANSD, dans son Bulletin mensuel du commerce extérieur du Sénégal. "Comparées au mois de janvier 2013, note-t-il, les exportations ont régressé de 8,0%".
Les importations sont pour leur part "ressorties à 191,1 milliards FCFA au cours de la période sous revue contre 301,1 milliards FCFA au mois précédent, soit une baisse de 36,5%", peut-on lire dans ce bulletin mensuel de l'ANSD.
Ce repli est à lier au recul des importations de métaux communs (-46,9%) et d’automobiles et cars (-28,4%), note-t-il. "Par rapport au mois de janvier 2013, précise ce document, les importations ont fléchi de 5,5%."BK/SAB
 Journées économiques sénégalo-tunisiennes (31 mars-1er avril)
Dakar, 18 mars (APS) - La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) organise les 31 mars et 1er avril prochains, à Dakar, des journées économiques, en partenariat avec la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), annonce un communiqué transmis à l'APS."Ces journées ont pour objectif de favoriser la promotion de l’investissement et le développement des relations commerciales et d’affaires entre les deux pays à travers des rencontres B to B et des visites d’entreprises sénégalaises", indique le texte.
Selon la même source, la délégation tunisienne sera dirigée par le ministre de l’Industrie et des Mines, comprenant des chefs d'entreprises de l’agroalimentaire, du transport, de l’énergie, du solaire, du textile, des BTP, de l’informatique, du conseil, de l’industrie, du commerce, etc.
"Au cours de ces journées économiques, d’importants accords de partenariat seront signés entre institutions tunisiennes et sénégalaises", poursuit le communiqué.SAB
Médina yoro foulah : Les producteurs de maïs peinent à trouver des acheteurs
http://www.lesoleil.sn Les producteurs de maïs de Kéréwané et de Koulinto ne parviennent toujours pas à écouler leur production et demandent au gouvernement et à l’Usaid de leur construire des magasins de stockage pour une meilleure conservation de leurs produits.  
La production de maïs de la précédente campagne agricole a été très bonne dans certaines collectivités locales du département de Médina Yoro Foulah où les récoltes dépassent de loin les prévisions. Malheureusement, les producteurs sont confrontés à des problèmes d’écoulement. C’est le cas notamment dans les communautés rurales de Kéréwané et de Koulinto. «J’avais cultivé 31 hectares de maïs dont 20 de maïs Souan, six de maïs hybride et cinq pour le maïs composite. Pour le Souan, la Cedab a déjà acheté 26 tonnes et il me reste actuellement 30 tonnes que je compte garder pour la multiplication des semences de la prochaine campagne agricole.
Pour ce qui concerne le maïs hybride, j’ai actuellement 22 tonnes que je ne parviens pas à écouler faute d’acheteurs», se désole Elhadji Mamadou Diop de Firdaoussy qui dit penser qu’il est certes bon d’aider les paysans à produire, «mais qu’il serait mieux de les aider à écouler leur production». Aussi déplore-t-il le manque de magasins de stockage pour la conservation des récoltes et demande au gouvernement et à ses partenaires au développement dont l’Usaid et la Cedab d’en réaliser dans les différentes localités pour éviter le gâchis.
D’autre part, Elhadji Mamadou Diop estime que les récoltes ne sont pas en sécurité à cause des feux de brousse qui ravagent chaque année une partie de la production. Même son de cloche à Koulinto, dans l’arrondissement de Ndorna, où les producteurs de maïs peinent à trouver des acheteurs. Parmi eux, le président du conseil rural, Amadou Diao, qui dispose actuellement de dizaines de tonnes de maïs, mais ne parvient pas à les écouler sur le marché. La commercialisation des arachides constitue aussi un véritable casse-tête pour les paysans de Médina Yoro Foulah où les opérations de collecte de graines se poursuivent normalement et où les producteurs ne voient pas encore la couleur de l’argent. Dès lors, ils s’inquiètent du retard dans la mise en place des fonds et demandent au gouvernement d’user de son influence pour exiger le versement des sommes dues aux producteurs par les Opérateurs privés stockeurs. Ces derniers dégagent toute responsabilité. «J’ai déjà envoyé 32 tonnes d’arachides à la Suneor sur les 50 que j’ai produites cette année. Je garde le reste chez moi en attendant de voir la suite de la campagne qui, il faut le dire, ne me rassure guère. Au total, j’ai envoyé six camions remorques à la Suneor, soit près de 200 tonnes de graines d’arachide, mais, jusqu’à présent, je n’ai pas encore reçu l’argent pour payer les paysans», précise un des leurs, Elhadji Mamadou Diop.Mamadou Aliou DIALLO
 Production d’un maïs industriel de qualité: Usaid/Croissance économique appuie les producteurs du bassin arachidier
http://www.lesoleil.snL’assistance de Usaid/Projet croissance économique (Usaid/Pce) aux cultivateurs du bassin arachidier a donné de bons résultats dans la production de maïs industriel de qualité et de mil.
Faire de l’agriculture le moteur de la croissance économique au Sénégal, tel est l’objectif principal visé par l’Usaid à travers le Projet croissance économique (Pce), conçu et mis en exécution pour appuyer le gouvernement du Sénégal. Il s’agit de l’aider à accroître la compétitivité agricole et la sécurité alimentaire dans le bassin arachidier, sa zone d’emprise. Deux options fondamentales qui ont permis de doubler le rendement à l’hectare et de franchir un pallier dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. C’est à ce titre qu’Usaid/Pce intervient dans le bassin arachidier afin de développer les chaines de valeurs mil et maïs, l’accent étant mis sur la production de céréales de qualité et l’accès au marché des agro-industries et des fabricants d’aliments de volaille.
Après quatre années d’intervention, Usaid/Pce, en partenariat avec  l’ensemble des acteurs et en présence des autorités, a organisé, à Paoskoto et à Wack Ngouna, un atelier bilan de son programme dans les chaines de valeur mil et maïs, tout en procédant au lancement de la campagne de commercialisation. Cette grande rencontre entre les porteurs du projet, les autorités locales, les partenaires au développement et les producteurs, a permis, en ce qui concerne le maïs, de mesurer les efforts faits dans le sens de l’amélioration de la qualité et de l’augmentation des rendements. De l’avis de l’ensemble des producteurs de la fédération pour la promotion du maïs au Sénégal (Fepromas) qui se sont retrouvés le premier jour à Paoskoto, siège de la structure, le bilan de la campagne 2013-2014 du programme est largement positif. Ce qu’a confirmé, le chef du projet Usaid/Pce, Jean Michel Voisard, selon qui le programme s’attend à une forte croissance. Toujours selon, M. Voisard, Usaid/Pce qui travaille avec le Fepromas depuis sa création, développe un partenariat avec les producteurs pour la production de maïs de qualité industrielle, devant permettre au Sénégal de développer sa sécurité alimentaire en termes de productions céréalières.
Cela se traduit d’ailleurs par des appuis dans le domaine du stockage, du contrôle de qualité, de la vulgarisation à grande échelle, de certaines techniques agricoles et financières qui permettent de maîtriser les risques climatiques, a soutenu M. Voisard.
Les mêmes efforts ont également été consentis dans le programme mil et des résultats assez satisfaisants ont été obtenus. Le constat a été fait à Wack Ngouna, seconde étape de l’atelier-bilan. Selon El hadji Abdou Guèye, sénior manager de chaine de valeur Usaid, dans le cadre de la fourniture de mil de qualité, il y a eu tout un dispositif avec lequel l’Usaid travaille avec comme objectif, l’appui à la productivité et l’alliage offre-qualité.Mamadou CISS
Fertilisation des sols: Une nouvelle expérience coréenne porte ses fruits à Koussanar
http://www.lesoleil.snL’Institution national de Pédologie (Inp), en collaboration avec les producteurs des groupements Facc Diome et Takkou Liguey de Koussanar (région de Tamba), a mis en place un champ test en milieu réel, sous la supervision de l’expert coréen Park Yang Ho. Une manière de développer des stratégies de management du sol pouvant permettre à certaines spéculations de résister à la forte chaleur qui entrave considérablement le développement des plants dans cette partie du pays.
La zone de Tamba est un saite où le développement du maraîchage est confronté à plusieurs contraintes, notamment le manque d’eau, la température élevée et surtout l’insuffisance de connaissances de bonnes techniques de production. A travers le partenariat entre l’Institut national de pédologie (Inp) et l’Agence coréenne de coopération (Koica), Park Yang Ho, âgé de 70 ans, expert coréen en fertilisation et gestion du sol et membre de l’Académie des Sciences de Corée, a accompagné la délégation de l’Inp Tamba pendant six mois. Durant ce séjour de transfert de technologie, il a travaillé avec la délégation de l’Inp sur plusieurs questions de gestion durable des terres, parmi lesquelles le système de billonnage et de paillage avec la sciure de bois associée à de la paille.
Grâce à cette technique, les producteurs de Koussanar ont pu développer des périmètres maraîchers malgré l’intensité de la chaleur et l’insuffisance d’eau. Cette technologie coréenne a consisté à accorder beaucoup plus d’attention au travail du sol, en faisant d’abord les analyses de sol, le labour, le phosphatage et le paillage. Un transfert de technologie qui nécessite aujourd’hui une bonne vulgarisation dans la zone de Tambacounda qui est confrontée à la forte chaleur et à un manque d’eau considérable.    
Transfert de technologies
Dans sa mission d’impulser et de coordonner les actions allant dans le sens de gérer de façon rationnelle la ressource sol, d’améliorer les conditions d’utilisation du sol pour une meilleure productivité, l’Inp, à travers sa délégation de Tamba, a déroulé des activités de transfert de  technologies vers les producteurs pour le développement du maraîchage à Koussanar. Ces technologies de gestion du sol (gestion de l’humidité et de la fertilité), permettront de faire face à la forte canicule qui entrave le développement du maraîchage dans la zone de Tamba.
Durant cette expérimentation en milieu réel, les producteurs ont eu à apprendre directement dans le champ test. Chaque producteur a essayé en même temps de le refaire dans sa propre parcelle en suivant les différentes étapes du processus technique enseigné par l’expert de la Koica. Les objectifs recherchés par l’Institut national de pédologie sont d’une part partager l’expérimentation (transfert de technologie, champ école) et, d’autre part, dégager des perspectives. Vu sous cet angle, il s’agira de développer la technologie dans des jardins maraîchers, d’élargir un partenariat entre les acteurs et d’encourager les producteurs et les élèves à travers six stratégies.
Stratégies d’intervention
Il s’agit, entre autres stratégies, de procéder à un labour très profond allant jusqu'à 50 cm ; ce qui va permettre d’augmenter la capacité de rétention du sol au niveau du profil cultural. Il est aussi question, dans un second temps, d’appliquer une forte dose de phosphate naturel suivant les résultats d’analyse du sol, contrairement aux recommandations standard appliquées en pareille circonstance.
Une autre stratégie consiste à faire des billons, en associant le sol avec le compost et les fertilisants minéraux à base de potassium et d’azote qui constituent «le basal application». Une quatrième stratégie vise à faire un paillage des sillons et légèrement des billons. Il s’agira aussi, pour une autre stratégie, de couvrir les billons avec la paille et la sciure de bois fine. Et pour finir, l’ultime stratégie consiste à suivre maintenant l’itinéraire technique de la spéculation.
CONSERVATION ET RECUPERATION DES SOLS: UN OUTIL DE LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION
Ce sont 70 femmes de Koussanar qui ont eu à bénéficier, pendant cinq mois, de l’assistance de l’expert de la Koica, Park Yang Ho, dans le cadre de l’appropriation de techniques de gestion rationnelle des périmètres maraîchers, en vue d’une meilleure productivité.
La journée de réflexion et de partage d’expériences ainsi que de transfert de technologies tenue à Koussanar a permis un large échange avec les producteurs et les différents acteurs du développement d’une technologie de gestion du sol et de sa fertilité. Compte tenu de l’expérience test réussie qui a été faite durant cinq mois dans le champ des femmes, l’espoir de faire face à la forte chaleur qui entrave considérablement le développement du maraîchage à Tamba est aujourd’hui permis. L’adjoint du sous-préfet de la localité de Koussanar, Daman Bâ, a salué l’intervention de l’expert qui a eu un impact positif sur l’activité agricole des populations. «Les différentes techniques développées durant ces cinq mois d’apprentissage ont été adoptées par les femmes qui ont promis de les démultiplier», se félicite-t-il.
Pour ce dernier, à travers la délégation de l’Inp de Tamba, l’Etat du Sénégal entend développer les filières horticoles pour aider les ménages à lutter contre la malnutrition. Pour sa part, le chef de la division des productions végétales, Aliou Badji, représentant le directeur régional du développement rural, a remercié le Dr Park Yang Ho «pour avoir, d’une manière désintéressée, accepté d’accompagner les femmes bénéficiaires pour la réussite de ce programme test». Il a en outre souhaité que les connaissances acquises soient partagées avec celles qui n’ont pas eu la chance de bénéficier de ce programme. Il a aussi encouragé les élèves qui ont assisté à la visite du champ expérimental à concrétiser cette technique dans leur jardin d’école ou chez eux, afin de pérenniser les acquis.
Pour la représentante des femmes bénéficiaires, le champ test a permis d’améliorer les techniques culturales, surtout la production des légumes.
«Ce qui aura un impact certain sur l’alimentation des populations, surtout celles des couches les plus vulnérables». Selon elle, le transfert de technologie à travers les conseils avisés de l’expert coréen est un outil nécessaire de lutte contre la malnutrition «qui, jusqu’à présent, n’est pas éradiquée dans certaines localités de la région de Tambacounda». La maîtrise des facteurs sol, intrant et bonne pratique agricole est devenue un impératif pour les producteurs maraîchers de Tambacounda. C’est pourquoi l’initiative prise par l’Inp et la Koica a été vivement saluée lors de l’atelier de partage. Lors de cet atelier, il a été constaté qu’une bonne appropriation des techniques de gestion durable des terres va favoriser une meilleure productivité. C’est en cela que le travail de M. Park a été salué d’autant qu’il s’agissait de conserver et de récupérer des sols, dans un contexte de spécificité climatique difficile.
PAPA NEKHOU DIAGNE, DIRECTEUR TECHNIQUE DE L’INP: « L’INP COMPTE AIDER LES POPULATIONS À ADOPTER LES NOUVELLES TECHNOLOGIES »
http://www.lesoleil.snLe directeur technique de l’Institut national de pédologie, Papa Nékhou Diagne, fait dans cet entretien la synthèse de la journée de réflexion, de partage d’expériences et de transfert de technologies de Koussanar.
Quelle est la mission de l’Inp dans ce contexte particulier de conservation et de fertilisation des sols ?
L’Inp est un institut très attendu dans la diffusion des bonnes pratiques de gestion durable des terres (Gdt). Ces pratiques pouvant provenir du niveau national comme international pour autant qu’elles soient applicables chez nous. C’est la raison pour laquelle l’Inp s’est approché de la coopération coréenne qui a bien voulu mettre à notre disposition un volontaire (Park Yang Ho) spécialiste en fertilisation des sols pour l’accompagnement dans sa mission de diffusion des bonnes pratiques.
Quel a été le résultat de cette relation entre l’Inp et la coopération coréenne dans le cas très spécifique de Koussanar ?
Après le séjour du volontaire et l’application des technologies de maintien de la fertilité et de l’humidité des sols en zone très chaude, l’Inp est aujourd’hui en train de capitaliser et de montrer aux acteurs locaux à Koussanar les résultats obtenus. A la veille du retour du volontaire coréen, l’Inp a organisé une cérémonie de restitution des résultats obtenus, de suivi et de visite de terrain en compagnie des autorités locales, des chefs de services techniques et des populations. Cela a été aussi l’occasion pour eux de remercier la Koica pour son accompagnement.
Quelle a été l’appréciation des résultats obtenus ?
Le constat était que les autorités et les services techniques ont agréablement apprécié les résultats sur le terrain. Les autorités de l’Inp sont très heureuses de l’appropriation par les populations des technologies enseignées. Il y a eu un volet important qui a consisté à démultiplier l’opération pour les populations dans la localité. Ce qui veut dire que celles-ci ont su mesurer et apprécier l’impact positif et la rentabilité des connaissances acquises lors de la définition des bonnes pratiques. Cela au grand bonheur de l’Inp qui, dans son approche, a toujours privilégié la démonstration qui est la stratégie indiquée pour pousser les populations rurales à l’adoption des technologies nouvelles. Nous saluons aussi les efforts du directeur général Mame Ndéné Lô qui est en train de mettre en œuvre, à l’Inp, les grandes orientations du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, lequel vise un développement agricole durable.Correspondance particulière de Pape Sanor DRAME
Des chercheurs encouragent le privé à s’impliquer dans la reconstitution du capital semencier
http://www.lesoleil.snAugmenter les marges de progression dans la recherche développement est l’objet de l’atelier international ouvert, hier, à Dakar sous l’égide de l’Institut Sénégal de recherches agricoles (Isra), dans le cadre de l’Initiative coréenne de développement de l’agriculture en Afrique (Kafaci). Le directeur général de l’Isra, le Dr Alioune Fall, en a profité pour inviter le privé à s’impliquer dans la reconstitution du capital semencier.
Des chercheurs venus d’Afrique et de la République de Corée se réunissent, depuis hier, à Dakar, dans le cadre d’un atelier initié par la coopération coréenne pour le développement de l’agriculture en Afrique. Une initiative qui, selon le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), Dr Alioune Fall, va permettre aux Etats membres de la plateforme de présenter leurs situations de référence en recherche développement durant ces dernières années. « Il s’agit de voir comment augmenter les marges de progression dans la recherche agricole au sens large du terme afin de renforcer les capacités des institutions de recherche en Afrique », a souligné Dr Alioune Fall, à l’ouverture des travaux. Il a profité de l’occasion pour soulever certaines difficultés de l’agriculture africaine notamment la sempiternelle équation de la reconstitution du capital semencier et de l’amélioration de la productivité à travers l’adoption de nouvelles technologies. A ce sujet, Dr Fall a invité le secteur privé à s’impliquer dans la reconstitution du capital semencier en œuvrant pour l’émergence d’entreprises semencières en Afrique. « Si on veut jouer la carte de la durabilité dans l’agriculture, il faut que le privé puisse investir dans la production de semences », a dit le directeur général de l’Isra.
A son avis, l’implication des privés dans les opérations de recomposition du capital semencier pourrait aider les Etats à augmenter la résilience des exploitations familiales qui assurent encore 80 % de la productivité dans des pays comme le Sénégal. Il plaide également pour l’adoption des innovations technologiques qui, selon lui, doivent contribuer à impulser la production dans les exploitations familiales. Au Sénégal, comme l’a soutenu le directeur de cabinet du ministère de l’agriculture et de l’équipement rural, Lamine Lô, environ 200 microprojets sont en cours d’exécution dans les exploitations familiales pour introduire et faire adopter des technologies nouvelles. Il faudra toutefois réfléchir sur leur impact sur l’environnement en rapport avec des facteurs comme le changement climatique, la dégradation des sols, la sécheresse, entre autres contraintes.Seydou Prosper SADIO
L’ISRA TRAVAILLE À RÉCUPÉRER 1,2 MILLION D’HECTARES DE TERRES SALÉES
http://www.lesoleil.snOutre les efforts fournis depuis quelques années dans l’introduction de nouvelles technologies, les chercheurs de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) sont en train de multiplier les initiatives pour récupérer le maximum de terres arables au Sénégal. « Pour plus de durabilité, nous sommes en train de travailler pour récupérer les 1,2 million d’hectares de terre envahis par le sel et qu’il faudrait rendre aux agriculteurs. C’est une priorité de recherche sur lequel nous travaillons », a dit Dr Alioune Fall, directeur général de l’Isra. Il estime que le phénomène est dû, en partie, aux changements climatiques.S. P. SADIO
 CRISE A TRANSRAIL !Que reste-t-il du chemin de fer ?
http://www.enqueteplus.comLe Chemin de fer, au Sénégal, vit-il son dernier souffle ? Le transport ferroviaire reste confronté, dans notre pays, à de sérieuses difficultés financières et d’exploitation qui menacent sa pérennité. Entre autres, des infrastructures agonisantes, une baisse constante du chiffre d’affaires. D’où la question de l’heure : ''Que reste-t-il du chemin de fer'' ? Enquête a tenté de percer le mystère des racines du mal. Et bon voyage sur les rails !!!
 ''Les Rails souffrent. Les locomotives suffoquent. Le chemin de fer reste condamné''. Ce cri de détresse mesure à sa juste valeur l’ampleur du désespoir qui s'est emparé de la capitale du Rail, face à la mort programmée du chemin de fer.
Dans ''la ville aux deux gares'', ces braves bouts de bois de Dieu (cheminots) qui n’en dorment plus la nuit semblent bien avoir raison de s’inquiéter : ''Si ce mode de transport, malgré les épreuves du temps, constitue l’épine dorsale de tout système de transport dans un pays évolué, au Sénégal, malheureusement, le manque d’investissements structurants combiné au développement tous azimuts de réseaux routiers et l’apparition des camions gros porteurs ont fini d’installer une concurrence rail/route à laquelle le chemin de fer n’a pu répondre efficacement''.
Ce cadre de Transrail d’être catégorique : ''les interventions et contrôles de l’Etat pour améliorer l’environnement juridique et la gestion de la société nationale n’ont guère pu arrêter cette dégradation, ni résoudre la problématique des investissements au chemin de fer''.
Perte du trafic au profit de la route
Une perte du trafic au profit de la route exacerbée par de ''graves problèmes financiers et d’exploitation''. Cette perte ''a finalement confiné le chemin de fer, pendant des décennies, dans une marginalisation totale qui a débouché sur la privatisation de l’axe ferroviaire Dakar-Bamako, le 1er octobre 2003, sous la forme d’une concession intégrale''. Les cheminots ne manquent pas de faire remarquer que ''cette privatisation n’a pas donné les résultats escomptés, tant du point de vue de l’amélioration des infrastructures que de l’accroissement des capacités de transport ferroviaire sur le corridor Dakar-Bamako''.
Les services de transport ferroviaire étant, à leurs yeux, ''piétinés, du fait de l’insuffisance de matériels et de la pénurie de pièces de rechange''. Pis, se désole un cadre de la boîte à peine parti à la retraite, ''l’outil continue de se dégrader, d’où l’effondrement institutionnel du chemin de fer''. Le transport ferroviaire, malheureusement, n’a guère bénéficié, au cours des décennies passées, de toute l’attention qu’il mérite.
Les racines du mal
En tout état de cause, le constat reste unanime : ''la concession de l’axe ferroviaire Dakar-Bamako est effectivement entrée en vigueur le 1er octobre 2003, sans que le cadre contractuel soit complètement achevé. L’annexe C faisant l’inventaire du domaine concédé n’a entièrement été signée qu’en 2012''.
De cheminots se veulent plus précis : ''durant toute cette période, Transrail a été privée d’une jouissance paisible du domaine ferroviaire concédé et continue de subir sur ce domaine des occupations irrégulières ou anarchiques et des spoliations de terrains au profit de tiers''. Certains avancent que ''Transrail subit depuis 2003 des surcoûts important en matière fiscale (Tva), du fait de la double imposition. L’avenant à la convention fiscale et douanière censé mettre fin à cette double imposition n’a été signé qu’en 2012''.
Une situation qui, aujourd’hui, a généré d’importants redressements fiscaux qui font l’objet de contentieux et sont inscrits dans les dettes du règlement préventif. Dans ce même registre, la société aurait été pénalisée par la non signature du contrat d’acquisition de matériels (Mali). Ce qui l’empêcherait d’exercer un droit de propriété sur ce matériel.
''Le règlement général de sécurité et le plan de gestion de l’environnement ne sont pas encore approuvés, exposant ainsi le concessionnaire à des risques pour la sécurité de l’exploitation'', s’indigne un cadre proche du syndicat autonome. Il fait remarquer que ''l’actionnariat souffre de certaines irrégularités qui n’ont pas été corrigées jusqu’à ce jour''. En effet, la qualité des actions réservées au secteur privé malien n'a pas entièrement été libérée. L’actionnariat du personnel, non plus, n’a pas encore vu le jour.
Que dire, d'ailleurs, des ''fonds propres perdus depuis 2009 qui n’ont pas été reconstitués’’ ? Également, des ''différentes étapes du processus institutionnel marquées par des rapports conflictuels entre l’autorité concédant et le concessionnaire sur le respect des engagements réciproques'' ? Sans parler de ''l’instabilité notée depuis 2003 au sein de l’actionnariat de référence, laquelle a exacerbé ces dits rapports au point de constituer des entraves à la mise en œuvre du programme d’investissement qui devrait permettre de développer l’activité ferroviaire sur le corridor Dakar-Bamako'' ? Que dire, encore, du déséquilibre institutionnel que continue de subir le chemin de fer dans l’approche intégrée des infrastructures de transport ? La quasi-totalité des investissements ne continue-t-elle pas à être destinée à la route ?
3075 heures d’interruption du trafic en 2011
‘’Désolation’’! Le constat reste amer du côté des travailleurs de la société de transport ferroviaire qui, affligés, se désolent du fait qu’à Transrail, ‘’sur le plan opérationnel, les infrastructures sont dans un état qui n’offre pas les conditions d’une exploitation répondant aux normes de sécurité’’. Une bonne partie de l’axe ferroviaire Dakar-Bamako long de 1233 km, ‘’étant dans un mauvais état’’.
De Dakar à Koulikoro (Mali), en passant par Tamba, Toukoto au Mali, ‘’les déraillements augmentent et impactent sur les temps de parcours des trains’’, nous confie un cheminot, qui, à titre d’exemple, soutient : ‘’Pour l’année 2011, il y a eu 3075 heures d’interruption du trafic équivalant à 128 jours de perturbation et les trains ont accusé, en moyenne, 17 heures de retard à la montée, soit un temps moyen de parcours de 91 h contre un objectif de 74h’’.
Que dire du faible taux de disponibilité du matériel roulant qui, faute de pièces de rechange, ne permet pas de faire face à la demande de transport sur le corridor Dakar-Bamako. Les opérations d’entretien et de maintenance, n’en parlons pas. Tout comme les équipements des ateliers et dépôts constitués de machines-outils, lesquels sont anciens ou hors service.
‘’Ces conditions d’exploitation à la limite des normes de sécurité ne favorisent pas le relèvement du niveau de l’activité et le tonnage évolue en dents de scie d’année en année’’, s'offusque un haut cadre de la boîte. Il ne manque pas de préciser que ‘’l’offre de transport n’arrive pas à satisfaire la demande et les chiffres d’affaires réalisés ne couvrent pas les charges de la société’’.
Du fait de la non signature de l’annexe C faisant l’inventaire des biens concédés, ce cheminot, délégué syndical, se montre catégorique : ‘’Le domaine ferroviaire concédé fait l’objet d’occupations anarchiques dans plusieurs localités le long de l’axe ferroviaire Dakar-Bamako et des attributions irrégulières ont été effectuées sur le site de Bel-Air à des tiers détenteurs de titres de propriété’’.
Sous ce chapitre, il y a lieu de signaler, aux yeux de ce dernier, ‘’d’autres actes touchant le domaine ferroviaire concédé et qui sont de nature à réduire le périmètre de la concession’’. Il évoque la suppression de l’embranchement Guinguinéo-Kaolack, la démolition de la gare de Kaolack, l’affectation des emprises de cette gare à des services non ferroviaires, la cession d’une partie des ateliers de Thiès à Senbus Industries dans des conditions non encore élucidées et la désaffection de la gare de Dakar.
Ce n’est pas tout, nos interlocuteurs soulignent ‘’l’absence de dispositifs opérationnels de protection de l’environnement qui expose l’exploitation des services ferroviaires à certains phénomènes, tels que le déversement d’ordures et eaux usées sur la voie ferrée, le déversement de produits dangereux, notamment les produits chimiques des Industries chimiques du Sénégal (souffre, acide sulfurique, phosphates) et l’attapulgite de la société sénégalaise des phosphates de Thiès (Sspt) sur le tronçon Dakar-Thiès, du fait de la non étanchéité des wagons de ces deux sociétés’’.
Il s'y ajoute les ''occupations humaines des emprises ferroviaires par les populations riveraines entre Dakar et Rufisque (marché de Thiaroye) et à l’entrée des agglomérations urbaines''.
Une baisse constante du chiffre d’affaires
Face à tous ces manquements, Transrail ''a enregistré depuis 2003 des pertes d’exploitation cumulées dues essentiellement à une baisse constante du chiffre d’affaires et une augmentation des charges''. Ces pertes d’exploitation, à en croire nombre de cheminots, ont ''installé la société dans une situation financière critique qui l’empêche de faire face au service très lourd de la dette (fournisseurs etc.)''. Et ces derniers de poursuivre : ''Les différentes initiatives mises en œuvre à l’interne comme au niveau institutionnel pour sortir l’entreprise de ses difficultés n’ont pas eu les résultats escomptés, par rapport à l’urgence de la situation financière de Transrail et la nécessité de préserver l’activité ferroviaire sur l’axe Dakar-Bamako’’.
Du coup, la société se trouve en règlement préventif, depuis août 2009, pour se mettre temporairement à l’abri de l’action de ses créanciers et construire un plan de redressement de nature à préserver l’activité. Cette procédure, selon un syndicaliste de la boite, ‘’réduit aujourd’hui sensiblement les moyens de Transrail et ses possibilités de bénéficier temporairement de la confiance de certains fournisseurs stratégiques et de l’appui financier de certains bailleurs’’.
Aussi, ‘’la longueur de la procédure liée aux difficultés de mise en œuvre dans les délais du plan de redressement et d’apurement du passif a eu pour effet d’augmenter la dette qui est passée du simple au double’’. Le syndicaliste de hurler son désespoir : ‘’la société est structurellement déficitaire et les conditions pour lui permettre de retrouver son équilibre financier ne sont pas aujourd’hui réunies’’.
Les autorités sont interpellées
À Transrail, tout le monde s'accorde sur l’urgence qu’il y a d’engager des stratégies nationales et sous-régionales pour réhabiliter le chemin de fer et en faire un mode de transport majeur au service du développement économique et de l’intégration. De ce fait, les autorités compétentes sont interpellées. En attendant, malgré les faibles moyens de l’Entreprise, les cheminots se mobilisent tous les jours pour assurer la pérennité de l’outil.
Selon eux ‘’la reprise du corridor Dakar-Bamako s’impose’’. Une reprise annoncée, d’ailleurs, par l’Etat du Sénégal qui dit avoir trouvé les ‘’financements pour la réhabilitation de ce tronçon’’. Ces financements de Pékin, pourront-ils régler la crise de Transrail ? Là, reste la grande question.NDEYE FATOU NIANG, THIÈS
 
CORNICHE OUEST :Bras de fer entre Vivo Energy et les populations de Fann-Résidence
http://www.enqueteplus.com Les populations de Fann-Résidence ne veulent pas de Vivo Energy sur la Corniche Ouest. L'entreprise souhaite y implanter une station-service. La bataille est engagée.
Vivo Energy, titulaire exclusif de la franchise Shell en Afrique, souhaite implanter une station-service sur la Corniche Ouest, à Fann-Résidence. Cependant, l'entreprise fait face à une fronde des populations, avec le maire comme chef de file. Les principales raisons avancées sont d'ordre sécuritaire.
Les populations évoquent la proximité avec l'Université Cheikh Anta Diop engluée dans des crises cycliques. Mais aussi, le statut du quartier qui est résidentiel. En effet, le périmètre acquis pour recevoir l'infrastructure se situe à côté de l'ambassade du Mali au Sénégal et la résidence de repos du Cardinal Théodore Adrien Sarr, Les Badamiers. Vivo Energy souhaite implanter la station à côté du jardin qui jouxte l'ambassade du Mali.
Le maire de Fann-Résidence oppose son veto
À ce propos, une réunion du Comité technique régional de suivi environnemental et social des projets de développement local a eu lieu, hier, dans l'après-midi, à la Direction de l'environnement et des établissements classés, à l'immeuble Fahd. Elle avait pour objet la ''validation du rapport d'analyse environnementale initiale (AEI) du projet de construction d'une station-service par Vivo Energy à Fann-Résidence''.
Une rencontre bien  ''houleuse'', à laquelle ont pris part diverses personnalités, notamment des représentants du préfet de Dakar, de la Direction de l'environnement, de la mairie de Dakar. La Direction des hydrocarbures, l'Onas, Ageroute, le Service régional de l'Aménagement du territoire, entre autres directions, ont assisté à la réunion.
Mais également et contre toute attente, le maire de la Commune d'arrondissement de Ngor. Il a été convié à la réunion en lieu et place du maire de Fann-Résidence. Même si les intéressés ont plaidé l'erreur, nos interlocuteurs n'en croient rien. Ils affirment que cela a été fait à dessein pour exclure les représentants de la localité de la concertation. D'ailleurs, lorsque des riverains sont allés informer le maire du projet, il leur a assuré qu'il n'était pas au courant.
Il a pu dépêcher à la rencontre son secrétaire général et le chargé des affaires environnementales. Ces représentants du maire ont émis leur veto. Ce qui bloque de fait tout le projet. ''C'est un veto complet'', confirme Dr Malick Diop, maire de Fann, Point E, Amitié. Qui assure le faire pour l'intérêt public.
''Je m'étais opposé lorsque des promoteurs ont voulu  ériger une station d'essence devant le lycée Seydou Nourou Tall. C'est la même logique qui guide mon refus'', indique-t-il. Il ajoute que des problèmes de sécurité sont déjà notés sur l'axe du Relais que la mairie ne peut pas en rajouter. Autant de problèmes qui motivent déjà une fronde des populations.
Une affaire gérée en catimini...
Même si l'affaire n'a été ébruitée qu'hier, nos interlocuteurs assurent que ''les manœuvres souterraines'' ont débuté depuis quelque temps. Les promoteurs ont choisi d'agir ''en catimini'' et d'avancer leurs pions pour, sans doute, mettre les populations devant le fait accompli. Dans la mesure où, dit-on, les enjeux sont énormes et que beaucoup d'argent est en jeu. On parle de commissions substantielles, sans que la preuve n'ait été apportée.
''Shell s'est arrangée pour avoir la complicité de toutes les autorités signataires'', accuse une source proche de l'affaire. En tout cas, V Vivo Energy devra s'employer beaucoup plus, s'il veut que le projet aboutisse. Car, les populations sont foncièrement contre.
Daouda Faye dit ''Vava'' dans le coup...
Actuellement, à part Soumbédioune, il n'y a aucune  station sur la Corniche Ouest. D'où l'intérêt d'un tel projet. La parcelle convoitée est une ancienne possession de l'ex-ministre Daouda Faye ''Vava''. Joint par EnQuête, il a souligné qu'il a vendu depuis longtemps à une tierce personne qui, à son tour, a cédé le titre foncier à Vivo Energy. Il a souligné que la vente avait été faite dans les règles de l'art auprès d'un notaire. Et qu'il ne pouvait nous livrer d'autres informations, étant donné la nature privée de l'opération. Une affaire à suivre...
RÉVÉLATIONS SUR LES 222 LONGUES DÉTENTIONS :SCANDALES DANS LES PRISONS
http://seneplus.com L’As La grève de la faim observée au début du mois en cours par des détenus de la Maison d’arrêt de Rebeuss (Mar) pour s’insurger contre leurs longues détentions a permis d’éventer le gros  scandale qui se déroule depuis plusieurs années dans les prisons sénégalaises.
En effet, 222 personnes exactement croupissent depuis de nombreuses années en prison, en attente d’être jugées voire même d’être auditionnées. Mais le cas le plus flagrant d’atteinte aux droits de l’homme est celui du prisonnier Babacar Ngom.
Poursuivi dans une procédure de flagrant délit et en détention préventive depuis… le 7 mars 2007, Ngom est pourtant couvert par l’article 50 du Code pénal qui lui accorde une irresponsabilité pénale, puisqu’il ne jouit pas de toutes ses facultés mentales.
Si-nis-tre et affreux est le visage que présentent les prisons du Sénégal, plus particulièrement la Maison d’arrêt de Rebeuss (Mar) où les droits des prisonniers sont piétinés. Et les assurances du chargé de communication de l’Administration pénitentiaire Saliou Ndiaye lors de la récente grève de la faim des détenus de Rebeuss, visant à atténuer l’indignation des populations en niant les longues détentions préventives, n’ont pas réussi à reluire le tableau. Bien au contraire. La réalité terriblement têtue constitue un cinglant démenti à la situation décrite par l’Administration pénitentiaire.
De sources autorisées, 222 personnes dans les liens de la prévention depuis plus de 5 ans, sont dans l’attente inespérée d’être jugées. Pire, nombreux parmi ces détenus n’ont jamais été entendus par un magistrat. Une situation qui renseigne suffisamment sur la pertinence voire la légitimité des motifs de la grève de la faim observée au début du mois par des pensionnaires de la Mar.
A la suite de l’information de la grève de la faim initiée par certains détenus de Rebeuss révélée en exclusivité par "L’As", l’Observateur national des lieux de privation de liberté (Onlpl) dirigé par le magistrat Boubou Diouf Tall a dépêché le 4 mars dernier à la prison de Rebeuss une équipe d’observateurs pour s’entretenir avec les grévistes et s’enquérir des tenants et aboutissants de l’affaire.
Selon nos sources, sur place, les émissaires de l’Onlpl ont eu un entretien de plus de six tours d’horloge avec quarante (40) représentants des grévistes qui leur ont exposé le principal motif de leur diète : les longues détentions. Des détentions dont certaines sont profondément alarmantes voire scandaleuses.
En guise d’illustration, les prisonniers ont cité le cas d’un de leurs codétenus du nom de Ousmane Niang qui a été placé sous mandat de dépôt en 2003. Lors de sa comparution en 2010 en Cour d’Assises, les faits pour lesquels il était poursuivi ont été disqualifiés en détournement de mineure. Plus grave, il est maintenu en prison sans être édifié sur la suite qui a été réservée à son dossier.
Détenu depuis 7 ans, et pourtant Bababar Ngom ne jouit pas de toutes ses facultés mentales
S’ils en sont arrivés à recourir à la grève de la faim devenue une arme redoutable au sein de l’univers carcéral, c’est que les pensionnaires de Rebeuss en avaient assez de voir le système judiciaire bafouer royalement les dispositions les plus élémentaires du Code pénal. L’un des cas les plus graves est celui de Babacar Ngom.
Son dossier constitue un véritable cas d’école. Poursuivi pour tentative de viol, menaces de mort, détention et usage de chanvre indien et détention illégale d’arme, Babacar Ngom est placé sous mandat le 7 mars 2007 dans une procédure de flagrant délit. Ce qui était censé lui donner droit à un procès dans un délai raisonnable.
En détention depuis exactement 7 ans, il attend encore d’être jugé. Un jugement qui pourrait relever d’une véritable gageure en raison de l’inaccessibilité de Ngom à toute sanction pénale, compte tenu de sa démence, conformément à l’article 50 du Code pénal.
Autrement dit, Babacar Ngom ne jouit pas de toutes ses facultés mentales. Bien avant son incarcération, il était suivi au Centre Hospitalier Psychiatrique de Thiaroye (Division 2) soit pour une hospitalisation, soit pour un traitement en ambulatoire.
Sa dernière admission à l’hôpital remonte au… 31 décembre 2013. Son examen psychiatrique révèle des "troubles des conduites sociales avec isolement socio-affectif", une "hyper méfiance", "une rigidité du jugement", une "hypertrophie du moi", "des troubles des conduites instinctuelles avec des insomnies et parfois une inappétence ".
Son discours, d’après l’examen clinique, est "marqué par un délire bien systématisé avec des idées délirantes de persécution de la part de sa famille, de son entourage et même du personnel pénitentiaire qui, d’après lui, a toujours cherché à le tuer en vain".
Présentant un "délire mégalomaniaque", il soutient "qu’il a des pouvoirs surnaturels qui le protègent contre ses ennemis, qu’il est important et que même la chanteuse Coumba Gawlo l’attend pour se marier avec lui".
Ce célibataire sans enfant, conclut son médecin, présente "un moment fécond d’une paranoïa délirante". Ce qui fait que son état nécessite une hospitalisation.
"Coumba Gawlo l’attend pour se marier avec lui"
Avec l’arrivée de Me Sidiki Kaba à la tête de la Chancellerie, les prisonniers espéraient que leurs conditions de détention allaient nettement s’améliorer et que tous les cas de longues détentions feraient l’objet d’une plus grande attention de la part des autorités gouvernementales.
Ils se fondaient sur le fait que l’actuel ministre de la Justice était, dans une autre vie, défenseur des droits de l’homme pour avoir présidé durant de longues années la Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh). Mais leurs espoirs ont littéralement fondu comme beurre au soleil.
Au terme de sa visite à la prison de Rebeuss, l’équipe de l’Onlpl a relevé de nombreux manquements dans la conduite des dossiers.
Pour les membres de l’Onlpl, il y a d’abord le non respect de l’ordre d’arrivée des dossiers dans l’enrôlement en session d’assises. Il s’y ajoute l’absence de suivi par les autorités judiciaires. Enfin, ils déplorent bonne la violation du droit à un procès dans un délai raisonnable et de la présomption d’innocence. Hawa BOUSSO  
 OUMAR SARR, COORDONNATEUR DU PDS EST A JOHANNESBURG''Je vais en profiter pour aller dans les banques récupérer...’’
http://www.enqueteplus.com Présent à Johannesburg pour les besoins du 10e anniversaire du Parlement africain, le coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (PDS), a retrouvé sa liberté de mouvement le temps d'une... messe. Le député Oumar Sarr est encore sorti du Sénégal. Sauf que cette fois-ci, il a bénéficié d’une autorisation en bonne et due forme. ‘’j’ai reçu mon autorisation de sortie le mardi et contrairement à ce qui avait été annoncé dans les médias, cette levée d’interdiction n’est pas définitive, elle n’est valable que pour 15 jours’’, a déclaré le député libéral.
Selon le coordonnateur du PDS, l’actuel régime a juste levé cette interdiction pour lui permettre d'aller assister à la célébration du 10e anniversaire du Parlement panafricain qui se déroule présentement à Johannesburg. Sur un ton chargé de raillerie, il déclare tout souriant : ''Je vais en profiter pour aller dans les banques récupérer les tas d’argent que le régime actuel m’attribue’’.
Pris par la fatigue après 8h de vol, le coordonnateur du Parti démocratique sénégalais a quitté le siège du Parlement sis à Midrand pour aller se reposer, dit-il, dans son hôtel. Oumar Sarr rejoint ainsi la délégation sénégalaise arrivée depuis le samedi et composée des députés Abdou Ndiaye de l’APR, chef de délégation, Aida Sow Diawara, du député-maire de Keur Madiabel, Aliou Kébé.
Le cinquième membre de la délégation, en l’occurrence le député Cheikh Oumar Sy de Bës du Niakk n’a, bizarrement, pas été du voyage. Avec un retard d’une semaine, Oumar Sarr est tout de même arrivé en Afrique du Sud, malgré les péripéties vécues entre le dépôt de la demande de sortie du territoire, l’autorisation ‘&rsq

 
 





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