22Jun2013
BIENS MAL ACQUIS, REFORMES INSTITUTIONNELLES Dialo Diop «crache» ses vérités

La prison pour toutes les personnes dont la justice établira la culpabilité, dans le cadre de la traque des biens mal acquis : telle est la position de Dialo Diop,  secrétaire général du Rassemblement national démocratique (Rnd). Car, dit-il,  « une impunité totale ou partielle est un encouragement à la récidive ». Invité hier, dimanche 17 mars, à l’émission de la radio Sud Fm, le responsable politique a par ailleurs invité le président de la République à adopter une démarche claire dans la mise en application des réformes institutionnelles.


Le professeur Dialo Diop est formel : la procédure enclenchée dans le cadre de la traque des biens mal acquis ayant abouti,  vendredi dernier, à la mise en demeure de l’ancien ministre d’Etat Karim Wade, sommé de justifier l’origine licite de ses biens estimés à 694 milliards de F Cfa, doit aller jusqu’au bout pour, dit-il, « mettre la main sur tous les voleurs, petits et grands que nous avons connus, nous militants de l’opposition avant l’alternance de 2000.»

L’Etat ne doit pas, d’après lui, s’aventurer à faire une quelconque compromission avec les présumés coupables de détournement de biens publics. Adopter une telle attitude à ses yeux, serait une manière de cautionner et d’encourager le vol. « Une impunité totale ou partielle est un encouragement à la récidive. Si vous ne sanctionnez pas, ils recommenceront. Ils ont volé les deniers publics, ils doivent non seulement les restituer intégralement mais encore payer pour leur faute.», a-t-il soutenu. A ce titre, le responsable politique exhorte les autorités à respecter la volonté populaire et à laisser la justice faire convenablement son travail, sans aucune interférence.

 Réformes institutionnelles

 Le secrétaire national du Rnd ne partage pas, par ailleurs, la démarche entreprise par le président de la République, Macky Sall, visant à réduire la durée de son mandat de sept(7) à cinq (5) ans dans un premier temps, pour ensuite procéder à la mise en application des autres engagements de la charte de bonne gouvernance des Assises nationales. Cette volonté de faire les choses par étape est contraire au principe de l’Etat qui d’après lui, «est un tout et ce n’est pas des morceaux de briques» que l’on assemble. Les réformes concernant la limitation du nombre de mandats du président de la République, la durée de ce mandat, les modalités de révision constitutionnelle,  tout ceci doit pouvoir «être fait en même temps afin que l’on puisse tourner définitivement cette page d’interprétation des textes juridiques.»

Pour lui, le débat sur la réduction du mandat du président de la République  est à la limite « accessoire ». Dans la mesure où, dit-il, cette question est contenue dans la charte de bonne gouvernance des Assises nationales que Macky Sall s’est engagé à appliquer dans son ensemble. «Nous préférons plutôt que l’on procède à une refonte constitutionnelle d’ensemble que par le coup par coup», a-t-il laissé entendre. Avant de préciser que  «cette refondation des institutions ne doit pas passer par un autre canal que celui du referendum».

http://www.sudonline.sn/dialo-diop-crache-ses-verites_a_12929.html

 
 





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